Jusqu’au 27 Janvier 2019, nous pouvions admirer au musée Cognacq-Jay une exposition consacrée à la corporation des marchands-merciers du XVIIIe siècle.

Les marchands-merciers parisiens sont une des plus importantes corporations du XVIIIe siècle. Cette dernière disparut à la révolution.

Le marchand-mercier est à la fois importateur, collectionneur et négociant de talent. C’est en grande partie grâce à l’essor de cette fameuse corporation que Paris est devenu le centre mondial de l’art et du luxe au XVIIIe siècle. Il est considéré par Savary comme le plus noble et le plus excellent de tous les corps de marchands.

Négociateur, importateur, antiquaire…

Le marchand-mercier ne fabrique pas, il se constitue un réseau international jusqu’en Chine afin de trouver les plus belles pièces. Ainsi, le membre de la corporation peut assembler afin d’enjoliver les objets. C’est notamment le cas au travers du motif des fleurs principalement en porcelaine, l’exposition faisant la part belle à ce « fleurissement ».

Le marchand-mercier est aussi bel et bien un antiquaire. Dans son stock on trouve des tableaux, des tapisseries et bien sûr du mobilier. Sa mission ne s’arrête pas là car il est également un décorateur d’intérieur et un intermédiaire pour de grandes négociations. Cette corporation est d’ailleurs à l’origine des méthodes de vente moderne que nous côtoyons et qu’on appelle aussi marketing. En effet, ils ont développé les mécanismes de la promotion publicitaire en faisant notamment appel à certains dessinateurs afin d’augmenter leur popularité et leur réseau.

On peut citer quelques grands noms comme Lazare Duvaux ou Hébert. Par extension, certains ébénistes étaient également marchands et vendaient certains meubles achetés à leurs confrères comme Léonard Boudin ou Pierre Migeon.